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troisième anniversaire de la poésie chez OVS
Auteur : Poeteetc 
1/5

Date :    19-08-2017 14:07:40


Bonjour à toutes et à tous, ami(e)s ovésien(e)s de la poésie



Pour celles et ceux qui, un jour ou l´autre, et même à plusieurs repises, ont pris plaisir à lire des poèmes déposés sur le bateau-poème, mais aussi pour celles et ceux qui ne sont pas encore montés à bord,

vous trouverez le bilan de cette belle et inédite croisière poétique, datée d´hier, sur

Et si on s´envoyait des poèmes"

Belle et bonne lecture...et peut-être à bientôt !

Philippe
Auteur : Herminig 
2/5

Date :    29-10-2017 01:08:35


L'automne



Voici que la saison décline

Voici que la saison décline,

L’ombre grandit, l’azur décroît,

Le vent fraîchit sur la colline,

L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.

Août contre septembre lutte ;

L’océan n’a plus d’alcyon ;

Chaque jour perd une minute,

Chaque aurore pleure un rayon.

La mouche, comme prise au piège,

Est immobile à mon plafond ;

Et comme un blanc flocon de neige,

Petit à petit, l’été fond.

Victor Hugo, Dernière gerbe
Auteur : Herminig 
3/5

Date :    29-10-2017 01:14:25


J'entends les feuilles craquer sous mes "semelles de pèlerin" les dimanches pédestres bretons et me murmurer la morte saison....et je ne puis passer à côté d'Alphonse de Lamartine (1790-1869), grand poète romantique et lyrique, écrivain et homme politique, qui a publié "Harmonies poétiques et religieuses en 1830." dont en voici un extrait :



L'automne



Voilà les feuilles sans sève

Qui tombent sur le gazon,

Voilà le vent qui s'élève

Et gémit dans le vallon,

Voilà l'errante hirondelle

Qui rase du bout de l'aile

L'eau dormante des marais,

Voilà l'enfant des chaumières

Qui glane sur les bruyères

Le bois tombé des forêts.

L'onde n'a plus le murmure,

Dont elle enchantait les bois;

Sous des rameaux sans verdure

Les oiseaux n'ont plus de voix;

Le soir est près de l'aurore,

L'astre à peine vient d'éclore

Qu'il va terminer son tour,

Il jette par intervalle

Une heure de clarté pâle

Qu'on appelle encore un jour.

Auteur : Herminig 
4/5

Date :    12-11-2017 11:26:52


Littérature et Poésie



Fatigue d'aimer  



« Quelle fatigue que d’être aimé, d’être véritablement aimé ! Quelle fatigue de devenir le fardeau des émotions d’autrui ! Changer quelqu’un qui s’est voulu libre, toujours libre, en garçon de course des responsabilités : répondre à certains sentiments, avoir la décence de ne pas prendre ses distances, simplement pour que les autres n’imaginent pas que l’on se prend pour un prince des émotions, et qu’on refuse le maximum que peut donner une âme humaine. Quelle fatigue de voir notre existence dépendre complètement de son rapport avec les sentiments de quelqu’un d’autre ! Quelle fatigue de devoir, d’une façon ou d’une autre, éprouver forcément quelque chose, de devoir forcément, même sans réelle réciprocité, aimer un peu aussi ! »



Fernando Pessoa - Le Livre de l'intranquillité
 - Traduction de Françoise Laye

Fernando António Nogueira Pessoa est un écrivain, critique, polémiste et poète portugais trilingue



On continue avec le même poète ?



6 juillet 1935

Je ne pense à rien,

et cette chose centrale, qui n’est rien,

m’est agréable comme l’air de la nuit,

frais en contraste avec le jour caniculaire.



Je ne pense à rien, et que c’est bon !



Ne penser à rien,

c’est avoir une âme à soi et intégrale.

Ne penser à rien,

c’est vivre intimement

le flux et le reflux de la vie…

Je ne pense à rien.



C’est comme si je m’étais appuyé

dans une fausse posture.

Un mal aux reins, ou d’un côté des reins,

mon âme a la bouche amère :

c’est que, tout bien compté,

je ne pense à rien,

mais vraiment à rien,

à rien…

Auteur : Herminig 
5/5

Date :    09-12-2017 18:23:37


Chanson des escargots qui vont à l’enterrement de Johnny Hallyday et à tous les indigents qui sont décédés seuls :



A l'enterrement d'une feuille morte

Deux˘escargots s'en vont

Ils˘ont la coquille noire

Du crêpe autour des cornes

Ils s'en vont dans le noir

Un très beau soir d'automne

Hélas quand ils˘arrivent

C'est déjà le printemps

Les feuilles qui étaient mortes

Sont toutes ressuscitées

Et les deux˘escargots

Sont très désappointés

Mais voilà le soleil

Le soleil qui leur dit

Prenez prenez la peine

La peine de vous˘asseoir

Prenez˘un verre de bière

Si le cœur vous˘en dit

Prenez si ça vous plaît

L'autocar pour Paris

Il partira ce soir

Vous verrez du pays

Mais ne prenez pas le deuil

C'est moi qui vous le dis

Ça noircit le blanc de l'œil

Et puis ça enlaidit

Les˘histoires de cercueils

C'est triste et pas joli

Reprenez vos couleurs

Les couleurs de la vie

Alors toutes les bêtes

Les arbres˘et les plantes

Se mettent˘à chanter

A chanter˘à tue-tête

La vraie chanson vivante

La chanson de l'été

Et tout le monde de boire

Tout le monde de trinquer

C'est˘un très joli soir

Un joli soir d'été

Et les deux˘escargots

S'en retournent chez eux

Ils s'en vont très˘émus

Ils s'en vont très˘heureux

Comme ils˘ont beaucoup bu

Ils titubent˘un petit peu

Mais là-haut dans le ciel

La lune veille sur eux.

Jacques Prévert (1900 - 1977)

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